Pour ce second match à domicile, une semaine après le succès sur Nancy, Jean-Guy Wallemme avait choisi de titulariser le onze suivant : Runje dans les buts, Sartre et Yahia en défense centrale, Demont et Ramos sur les flancs, Hermach et Sow à la récupération, Roudet à l'animation, Monet-Paquet et Akalé sur les ailes et Maoulida à la pointe de l'attaque.
C'est sous l'averse que débutait cette rencontre suivie par 41052 spectateurs, nouveau record d'affluence pour Bollaert depuis la rénovation de 1998. Les Sang et Or étaient les premiers à déclencher les hostilités, et de belle façon ! Sur un centre d'Akalé, côté gauche, Mandanda et sa défense peinait à dégager le ballon qui parvenait dans les pieds de Maoulida. Celui-ci avait le temps de se retourner et d'adresser une frappe devant le point de penalty que le portier phocéen réussissait miraculeusement à dévier en corner (3e). Dans cette première mi-temps jouée sur un rythme alerte et malgré quelques situations chaudes devant les deux cages, les deux formations allaient alterner les phases de domination sans plus parvenir à se créer d'occasion aussi franche.
Au retour des vestiaires, la partie reprenait sur un bon rythme mais, cette fois-ci, ce sont les Marseillais qui se créaient rapidement une opportunité d'ouvrir la marque par Niang dont la frappe, à l'entrée de la surface, était aussi réussie que la parade de Runje (50e). A l'heure de jeu, le Racing pensait bien toucher le Graal lorsque, sur une incursion de Demont, fauché dans la surface, l'arbitre désignait le point de penalty. Las, le défenseur ne parvenait pas à se faire justice, Mandanda renvoyant l'envoi (62e). Touchés au moral, les Sang et Or se faisaient bousculer par leurs adversaires dans les minutes suivantes. Jean-Guy Wallemme choisissait alors de faire entrer Boukari pour Akalé (63e) puis Eduardo pour Maoulida (74e). L'OM continuait néanmoins à se montrer le plus dangereux avec une tête à bout portant de Cheyrou renvoyée miraculeusement par Runje (76e) puis par Niang, qui réussissait à éliminer ses adversaires en pleine surface mais sans parvenir à cadrer sa lourde frappe (78e).
Les dernières minutes voyaient les deux formations tenter le tout pour le tout afin d'accrocher les trois points. Et, alors qu'un score nul et vierge semblait finalement acquis, le Racing gagnait le gros lot dans les arrêts de jeu. Sur un coup franc, côté droit, Roudet plaçait le ballon dans un paquet de joueurs dont s'extrayait Eduardo pour placer une tête décroisée qui trompait Mandanda (1-0, 92e). Bollaert et son équipe explosaient de joie ! Le coup de sifflet final intervenait rapidement. La fête pouvait se poursuivre. Loin dans la nuit.

